Je veux voyager en embarquant sur les mots et naviguer sur les lettres...J'ai lu pour m'instruire...et je voyage pour rectifier ce que j'ai appris...
Je veux apprendre, découvrir, explorer...Je ne cherche pas à expliquer, à affirmer mais écouter et comprendre...
Chercher n'est pas une chose et trouver une autre, mais le gain de la recherche est la recherche elle-même...
J'ai donc avant tout la soif de découvrir mais aussi transmettre. Enseigner. La langue, la culture française. Participer à un échange, à un dialogue des cultures. Pour que le voyage ne se fasse pas à sens unique...Pour que ceux qui croisent mon chemin voyagent à leur tour...Sans visa, sans frontières, sans papiers...
Sociologue de formation, j'ai vécu ma première réelle " immersion culturelle" en 2002 à l’âge de 21 ans.. Je suis partie observée la place des femmes dans l'espace public dans le sud tunisien...Première étude ethnographique, premiers regards décentrés et déconcertants... Observer, s''immerger, se fondre... Comprendre pour savoir et connaître pour prendre suffisamment de recul dans l'analyse scientifique… Tout un programme. Cette étude ethnographique a fait l'objet d'un rapport dans le cadre d'un DESS "Politique de développement social et rapports sociaux de sexes". Depuis cette expérience, j'ai attrapé "l'arabéïté", une maladie infectieuse qui vous ronge...Je n'étais pas vaccinée et depuis, je suis atteinte et passionnée... Aucun n'a médecin n'a pu me guérir...Quelle civilisation riche, plurielle, exaltante...dont on n'entend parler - malheureusement - aujourd'hui qu'à travers les récits de déchirures sociales, politiques, économiques et militaires...
Mes recherches sont axées sur les problématiques de "genre", des rapports sociaux hommes-femmes en général et sur les politiques menées par les Etats qui contribuent à cristalliser les stéréotypes sexuées en vigueur dans ces sociétés. Mon mémoire de DEA réalisé l’an passé consistait à déconstruire les actions étatiques menées depuis l'Indépendance en Tunisie et en analyser les effets sur les représentations sociales des rapports sociaux de sexes.
Alors pourquoi partir enseigner le FLE (le français langue étrangère) ? Enseigner est ma première passion. Depuis des années, en parallèle à mes études, j’ai enseigné…des matières différentes à des publics pluriels, cosmopolites. Enseigner, transmettre mais aussi recevoir et s’enrichir...surtout lorsque l’on est face à un individu appartenant à une culture différente, lointaine… Plusieurs expériences associatives et professionnelles m’ont conforté dans cette idée. Durant mes stages et expériences professionnelles de FLE, l’approche communicative a toujours été privilégiée. Elle permet de repenser la didactique des langues en la faisant reposer sur le principe selon lequel la langue est un outil de communication et d’interaction sociale. Cela implique que les activités en cours doivent être nombreuses et variées, favorisant l’expression libre et les échanges. Il s’agissait de rendre l’apprenant actif dans la négociation du sens et en grande partie responsable de son apprentissage. Partir à l’étranger enseigner le français, la langue de Molière ? Non, elle a bien trop évolué ! Partir à la rencontre d’autres cultures, d’autres systèmes de pensées et tenter d’apprendre à « communiquer en français » à des publics divers, de tous âges, qui ont un objectif concret, oui ! Des personnes qui désirent s’insérer dans la société française, y poursuivre leurs études (d’où la préparation du DALF ou DELF), maîtriser cette langue pour des nécessités professionnelles ou tout simplement par intérêt pour la culture francophone. Leur transmettre des codes de pensées, une idée de la diversité culturelle française tout en recevant ce qu’ils acceptent de nous donner...Un réel échange, une découverte d’autrui, de son univers mais aussi de soi-même à travers de multiples remises en cause de son propre système de valeur, de sa norme et de son bien-fondé…
Me voilà donc partie vers le Nicaragua où je vais enseigner plusieurs mois afin de valider mon passage en Master FLE…Diplôme qui me permettra – je l’espère – de conférer une reconnaissance académique à ma pratique. Cette expérience sera l’occasion d’apprendre et mettre en pratique les nouvelles techniques pédagogiques, de consolider mes compétences didactiques et relationnelles. Puis en septembre, direction Rabat. J’enseignerai le français dans une approche communicationnelle et actionnelle à un public allant des plus jeunes (primaires) aux plus expérimentés (HEC). L’enseignement du FLE va me permettre de conjuguer mes deux passions au présent : l’enseignement et la recherche tout en étant immergée sur mon terrain d’observation. Une stratégie, un but, des passions…Mon chemin est long – loin pour certain-e-s – mais l’objectif qui est le mien est clair et délimité…Je ne pense pas me perdre en route !... Entre le Nicaragua et le Maroc, un détour s’impose en Algérie…Un autre pays aux milles et une merveilles…et oui les richesses ne sont pas forcément toutes mesurables à la grandeur du PIB…Le cœur des hommes et femmes renferment parfois plus d’or qu’un bon du Trésor Public…Un sourire, un regard amical a parfois plus de valeur sur un chemin qu’un billet de banque. Et cela, on ne peut pas le voler…ce qui n’est pas le cas du gaz et du pétrole…Stop ! Je vous promets de ne pas parler politique sur ce site…Sur certains sujets, je suis inépuisable et ça serait trop long…
Bref je dédie ce site à ceux qui veulent me suivre sur les chemins des cultures et de la tolérance, c’est un pont vers l’inconnu, une fenêtre qui s’ouvre…toutes les métaphores ne seront pas assez nombreuses…Deux mots suffisent : En Avant !..